Nouveau système CC, une levée de protestations
Le chariot Danois CC (Central Container) est le système de chariots démontables consignés qui est devenu quasi universel pour les échanges entre tous les maillons de la filière horticole depuis le producteur jusqu’au point de vente final en passant par les différents acteurs du marché et de la logistique.
Pour bien comprendre le système allez voir le site CC
CC a vu le jour au Danemark en 1976, les facilités proposées par ce système en ont vite fait un succès généralisé et dès 1980 les premiers clients néerlandais (exportateurs et marchés de gros) ont adhéré au système CC Pool System. En 1989, la VGB (Association des grossistes néerlandais de produits issus de la floriculture) a acquis une partie de CC, qui a été transformée en société anonyme. Aujourd’hui, CC est détenue à parts égales par les exportateurs de fleurs danois et Hollandais.
CC compte plus de 23 000 clients dans plus de 40 pays et les quelques 80 000 utilisateurs (tous les partenaires depuis le producteur jusqu’au point de vente) utilisent chaque jour les avantages liés au système CC.
Ce système est basé sur le principe de location temporaire ou annuelle, chaque partenaire dispose d’un nombre de container CC loué selon ses besoins et les échangent se font vides contre pleins à chaque transaction en respectant le nombre d’étages et de montants. En théorie, c’est simple et tout le monde devait y gagner du temps.
Dans la contractualisation de la location avec CC, il est convenu entre les parties que L’entreprise CC assure l’entretient et les échanges de containers défectueux et que le client s’engage à ne pas utiliser de containers de contrefaçon, d’ou la nécessite d’avoir un marquage identifiable.
Depuis 1976, l’entreprise CC a remplacé plusieurs fois le système d’étiquettes de marquage pour faire opposition à une contrefaçon toujours plus active et préjudiciable à l’ensemble du système. La dernière stratégie de protection et d’identification du système mise en place dernièrement par l’entreprise CC consiste à utiliser les possibilités offertes par la technologie moderne RFID (Puces permettant une identification par radio fréquence).
Il y avait deux solutions possibles : un système ouvert et intégrable aux autres avancées de la technologie TIC présente dans toutes les entreprises, ou un système plus fermé. C’est cette solution intermédiaire qui a été retenue. Elle nécessite l’usage d’un matériel de scannage payant propre à cet usage, qui devra être disponible chez chaque producteur, dans chaque camion de livraison et dans chaque point de vente. Le coût de cet équipement n’est pas négligeable pour chaque acteur de la chaine. Il existe des possibilités pour coupler ces informations au système de l’entreprise, moyennant des adaptations logiciel et équipement spécifiques.
Les problèmes qui sont mis en avant par les professionnels sont : qui paye ce matériel ? CC, Les producteurs, Le marché, Les transporteurs, Les points de vente ? Comment assurer la double gestion des containers sous système RFID et des containers sous ancien système ? Comment empêcher dans cette mutation progressive le « blanchiment » d’un grand nombre de containers illégaux déjà présent sur le marché ? Par ailleurs, quelle est la garantie de confidentialité des flux, ces informations peuvent elles être centralisées et utilisées par d’autres personnes.
Il est certain que si tous les acteurs trouvaient un terrain d’entente pour participer à l’élaboration d’un système universel équitable, chacun d’entre eux pourrait gagner du temps, donc de l’argent.
Brand Wagenaar
Tags: concurrence, Containers, Horticulture, marchés horticoles
