Publié par Brand Wagenaar le mars 8, 2012

10 Tendances structurantes pour l’horticulture ornementale

1.     Eco responsabilité de l’individu et de l’entreprise

La sensibilisation médiatique a initié une réflexion qui gagne progressivement les individus et les entreprises en commençant par les plus instruits et/ou expérimenté pour gagner toutes les couches de la société. Les institutions et les politiques ont repris ce thème pour l’intégrer dans leurs programmes. (GIEC, taxes carbone, grenelle de l’environnement, Le Forum mondial sur l’environnement* FMENV) Ces organismes constituent un lieu de rencontre où des experts internationaux des économies de l’OCDE et d’économies non membres peuvent confronter leurs expériences et aborder les problèmes communs d’orientation de l’action, et où il est question principalement de la dimension environnementale du développement durable et de ses liens avec les politiques économiques et sociales.

Quand l’on dit Eco responsabilité, l’idée d’ éco est autant écologique qu’économique, l’aspect social dépassera progressivement l’aspect environnemental qui avait tenu jusqu’à maintenant le devant de la scène.

Pour l’horticulture ornementale cette tendance valide tous les efforts entrepris de certification et labellisation (voir tendance 6)

 Déroulez pour voir les 9 autres tendances structurantes

2.     Adaptation nécessaire au changement climatique

Le changement climatique à l’échelle planétaire est l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle, compte tenu de la gravité de ses conséquences pour les économies, les sociétés et l’environnement. L’un des principaux défis consiste à assurer la prise en compte des objectifs de la stratégie menée pour le combattre dans les autres domaines de l’action gouvernementale.

L’année 2011 a été l’année la plus chaude en France depuis le début du XXe siècle, avec des températures moyennes à l’échelle nationale de 13,6 degrés, supérieures de 1,5 degré à la normale, a indiqué mardi 27 décembre Météo France.

Pour l’horticulture ornementale l’adaptation doit prendre en compte nos ressources disponibles en eau, les obtenteurs doivent travailler sur des variétés plus résistantes au stress hydrique, les méthodes culturales vont changer, beaucoup d’innovation verront le jour pour maximiser l’utilisation de chaque goutte d’eau qui deviendra un élément rare. Par ailleurs les professionnels vont devoir s’adapter à de nouvelles maladies et de nouveaux parasites. L’assortiment commercial changera progressivement en fonction de la montée vers le nord de variétés plus sudistes et de la disparition de certaines espèces endémiques sensibles à la chaleur.

 

 3.     Inter connexion généralisée et instantanéité de l’information

La mobilité, le cloud et les réseaux sociaux seront toujours les trois axes à profiter le plus des innovations technologiques. La virtualisation s’embarque dans des terminaux de plus en plus petits. Concernant le cloud, il y aura toujours des défis à relever en terme d’outils d’administration, d’interopérabilité et des data centers. Quant aux réseaux sociaux publics, ils s’ouvrent aux entreprises via des API, un bon moyen pour monétiser la mine d’informations qu’ils renferment. Enfin, il faut tenir compte de la montée en charge des outils analytiques et décisionnels en temps réel, et des outils à commande vocale et…peut-être à la commercialisation des nouvelles mémoires intelligentes.

Pour l’horticulture ornementale, la métrologie va permettre d’avoir à distance sur son Smartphone la surveillance de toutes les données et possibilités de réglage du climat de la serre. La liaison interactive avec le bureau pourra se faire 24/24. Les échanges entre le producteur et ses clients et le producteur et ses fournisseurs : catalogues, commandes, BL, factures, se feront en temps réel par voie digitalisée. Le QR codes, paiement par Smartphone, traçabilité des lots, des véhicules et des livraisons pourront améliorer la fiabilité et les services clients. L’ordinateur ne sera plus qu’un moyen de recevoir et d’échanger des données sur n’importe quel support servant d’écran (vitre tactile, table, mur, etc….), comme le téléphone par le passé était connecté à un centrale, l’ordinateur se connectera à ses informations stockée dans le cloud.

4.    Métiers transverses

La turbulence exacerbée des environnements et l’internationalisation ont remis en cause la pertinence des structures classiques des entreprises. Les processus de gestion sont repensés selon des modèles transversaux caractérisés par la coordination horizontale entre différents métiers, la flexibilité, le partage de l’information, la poly fonctionnalité… Les compétences devront être croisées entre ces métiers pour répondre aux défis à venir.

 

Pour l’horticulture ornementale, les croisements des compétences pourront se faire avec les métiers des sciences de la vie, les métiers de l’eau, les urbanistes, les architectes, les professions de santé, les spécialistes logistiques, les services à la personne.

 

5.     Recherche et application des énergies alternatives

Il existe, entre autres de moindre importance, cinq grandes divisions de recherche, à savoir le solaire thermique, le solaire photovoltaïque, les applications “énergies éoliennes”, l’énergie géothermique, l’énergie marée motrice, la bioénergie, l’application bioclimatique et d’autre technologie qui ne manqueront pas de faire des progrès, comme l’hydrogène d’origine renouvelable. L’énergie nucléaire étant fortement remise en question.

Pour l’horticulture ornementale, les recherches se tournent de préférence vers les « Serres à énergie positive », mais aussi vers la géothermie, le stockage de l’énergie solaire, l’utilisation de la bio masse.

 

 

6.     Traçabilité, transparence, éthique

La traçabilité des produits sera aussi un moyen pour les professionnels de répondre à la demande croissante de transparence des “consommacteurs” ou “consorégulateurs” qui considèrent de plus en plus que l’acte d’achat permet de peser sur l’offre des producteurs. “Elle peut ainsi permettre aux consommateurs d’apprécier la conformité des modalités de production à leur éthique ou à leur morale, concernant notamment le travail des enfants, la destruction de ressources non renouvelables, la pollution non traitée, la dégradation sociale, etc…”.

Pour l’horticulture ornementale les labellisation MPS ou France bleue vont dans ce sens, mais ne répondent pas complètement à l’attente et surtout, ces labellisations difficiles à médiatiser, trouvent difficilement le chemin de la conscience des consommateurs.

 

7.     Coopération élective amont aval

 

L’une des seules voies possible pour s’extirper de la spirale destructrice de marge est de rechercher des associations électives entre les acteurs de l’amont vers l’aval. Ces associations seront basées sur des valeurs communes partagées, des opérations marketing prévues en concertation avec la participation de groupes de consommateurs et supportée par tous les participants, et bien entendu une répartition plus égale de la marge et de la prise de risque.

 

Pour l’horticulture ornementale, face à une diminution de la production plus rapide que la diminution de la demande, la coopération verticale élective deviendra une nécessité, passant par la concertation, mais également par des solutions financières alternatives.

 

 

 

 

8.     Faciliter la vie pour gagner du temps, les bouquets produits/services

L’aspiration à gagner de temps est toujours aussi forte. Les progrès ont été gigantesques en termes de production, et en termes de nouvelles technologies qui ont permis à la foi d’en gagner et d’en perdre lorsqu’elles sont mal utilisées. L’offre de gain de temps peut se traduire de nombreuses manières, offre en bouquetproduits+services, packaging, informations.

Pour l’horticulture ornementale, le producteurs peut gagner du temps en confiant en amont une partie de son  travail au fournisseur et proposer en aval desproduits+services plus complet en segmentant ses actions pour ne conserver que son cœur de métier.

 

9.     Décroissance de la consommation

A l’évidence, la croissance continue de la consommation allant de paire avec la croissance continue de la population mondiale et de la pollution qu’elle engendre mène dans une impasse. De gré ou de force les habitudes de consommation vont évoluer vers une dé consommation ou consommation raisonnée.

L’horticulture ornementale ne sera pas épargnée par ce mouvement de fonds, les végétaux devront avoir d’autres caractéristiques que purement décoratifs pour retenir l’attention des consommateurs et des donneurs d’ordre. Le travail sur leur fonction reste une priorité.

 

 

 

10.  Appauvrissement des ressources, changement de mode de vie

 

Vieillissement et augmentation de la population, multi ethnicité, multi religions, multi culturel, ces changements profonds vont affecter nos modes de vie actuels. Amplifiés par la raréfication de beaucoup de ressources naturelles, et de ressources financières qui vont obliger tous les acteurs à mettre en place de nouvelles règles de vie.

 L’horticulture ornementale, devra anticiper sur ces évolutions en adaptant ses gammes de végétaux, ses modes de production, de commercialisation et de logistique. C’est principalement par la mise en place d’une inter action permanente avec les consommateurs et l’environnement sociétal que les nouvelles solutions vont émerger.

 

Brand Wagenaar

une réponse à “10 Tendances structurantes pour l’horticulture ornementale”

  1. Excellent article prospectif sur l’avenir de la filière du Végétal, en étroite association avec la filière du Paysage !

    Bel exercice monsieur Wagenaar !

    Cordialement,

    Alexis DURAND JEANSON
    VIA PAYSAGE

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