Publié par Brand Wagenaar le août 13, 2017

Fleurs et plantes : 50 ans de ventes aux cadrans

 

Quand je faisais mon stage au Pays Bas en 1965 à l’âge de 17 ans, j’étais déjà très impressionné par cette méthode de vente des fleurs et plantes sur le marché Coopératif d’Aalsmeer. Les fleurs et plantes produites dans la région, passaient physiquement le matin très tôt sous le cadran (éléctro mécanique actionné par le responsable des enchères) ou l’offre et la demande se rencontraient autour d’un café. Les enchères décroissantes maintenaient généralement un bon prix pour les producteurs en fonction de la demande, puis les fleurs et plantes partaient dans la journée chez les négociants exportateurs pour être expédiées vers les pays voisins.

Entre les années 80 à 2000, chaque année, les progrès étaient considérables, les cadrans se sont multipliés et sont devenus électroniques, la circulation physique des produits à vendre est devenue entièrement automatisée. La quantité de transaction a été centuplée.

Les fleurs et plantes du monde entier sont arrivées progressivement sur ces marchés logistiquement performants, les clients de toute l’Europe ont commencé à venir acheter directement avec les négociants exportateurs, et puis l’ordinateur a pris le relais de tous ces rouages bien huilés.

Durant la première décennie des années 2000, les cadrans électro mécaniques ont disparu, remplacés par des cadrans électroniques reliés en série à de très puissants ordinateurs. La photo des produits est apparue sur les cadrans correspondants aux lots mis en vente.

Dans le même temps les cadrans se sont déportés sur des écrans et les enchères se sont mondialisées. Des clients habilités situés à Moscou, à Paris ou à Berlin, pouvaient participer simultanément aux enchères. C’est l’internationalisation totale des échanges de fleurs et plantes.

 

2017, les fleurs et plantes à vendre n’ont plus besoin d’être présentes physiquement sur le marché, les clients et fournisseurs non plus d’ailleurs.

Les mises aux enchères de produits à vendre peuvent se faire alors que les fleurs ou plantes sont encore sur l’exploitation. Le système permet également maintenant de faire des ventes de gré à gré ou des ventes contractualisées, en améliorant la logistique.

J’admire cette réactivité pour s’adapter et  anticiper, mais l’évolution sans limites et sans un cadre stratégique autre que la croissance continue, ne va t’elle pas étouffer le système lui même ?

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