Publié par Brand Wagenaar le décembre 13, 2017

BREXIT : Conséquences filières horticoles


« Que ce soit un Brexit dur ou mou. Cela va faire mal à la filière horticole Néerlandaise », déclare Matthijs Mesken, directeur de l’organisme VGB, à propos du pré accord intervenu entre l’UE et la Grande Bretagne sur les principales modalités du Brexit.

D’après M. Mesken, l’incertitude aurait été encore bien pire si un accord n’était pas intervenu. « Nous savons maintenant que le Brexit va se poursuivre. A compter de maintenant en tous cas, l’UE et la Grande Bretagne vont pouvoir travailler aux détails de cet accord. Sinon il aurait fallu attendre encore une demie année avant de commencer. C’est bien que cette première phase ait eu lieu, mais cela ne sera pas facile. »

Les politiques vont pouvoir maintenant discuter des nouvelles règles commerciales. Selon M. Mesken, et c’est là que commencent les difficultés. « Nous n’avons pas idée de ce qui va en sortir. Comment les choses vont elles être réglées ? Nous avons à faire à des produits frais. Devront ils attendre des heures à la Frontière pour des autorisations phytosanitaires, des règles administratives à effectuer ou des contrôles des douanes ? Cela va forcément ralentir le processus logistique et cela va coûter du temps et de l’argent. M. Donald Tusk (président au conseil Européen) déclare : « Le plus difficile va maintenant commencer. Nous allons entrer dans le contenu des règlementations, et nous devrons aller en profondeur.”

Le Directeur du VGB précise que l’on ne sait pas encore si ce sera un Brexit dur ou pas. « Des droits de douane élevé ou pas. Dans tous les cas ça va faire mal à toutes les parties. » J’espère seulement que les contrôles se feront de manière pratique. Que les camions chargés de fleurs et plantes munis des bons papiers pourront passer rapidement et ne seront pas stoppés et ouverts en route. Nous ne transportons pas des machines à laver ou des frigidaires qui peuvent être mis en attente sans dommages. Ce sont des produits frais.”

Mesken confirme que cette incertitude est également difficile pour les entreprises. « Les entreprises ne savent pas comment anticiper, car elles ne savent pas comment cela va se passer. Et il s’agit quand même d’un marché de près d’ 1 milliard d’€ de fleurs et plantes. Ce n’est pas possible en un claquement de doigt de le répartir sur les autres marchés.”

L’association Transport et Logistiek Nederland (TLN) déclare être confiante dans l’évolution des accords entre l’UE et la Grande Bretagne. Ils parient sur « Un Brexit tempéré » et c’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui font du commerce avec les Iles britanniques. S’il n’y avait pas eu de pré accord accords entre l’UE et la Grande Bretagne « un Brexit dur » aurait eu des conséquences préjudiciables pour toute notre filière.

Bien que le risque d’un Brexit dur semble s’éloigner, les conditions de la séparation entre l’UE et les iles britanniques ne sont pas encore définies.  M.Arthur van Dijk directeur de l’organisme TLN : « Les véritables évolutions restent encore difficiles à prévoir. Les préférences de TLN vont vers une participation de la Grande Bretagne à l’Espace Européen, comme membre de l’association de libre échange. L’Islande, le Liechtenstein et la Norvège ont actuellement ce genre de relations avec l’UE.

Ce qui est probable, c’est que les exportateurs Néerlandais qui vont rencontrer toutes sortes de difficultés, vont se tourner en priorité vers les deux autres principaux marchés de la Hollande, c’est à dire l’Allemagne et la France où il faut s’attendre à une concurrences de plus en plus acharnée entre eux sur ces marchés.

Brand Wagenaar

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