Publié par Brand Wagenaar le février 17, 2018

Fleurs et plantes : Maîtrise des datas et des circuits courts

Beaucoup de ces plateformes virtuelles font en fait la même activité. Elles rapprochent l’offre de fleurs et plantes de la demande. Les différences sont à la marge et la période qui s’ouvre sera déterminante pour chacune d’entre elles. Mais ce qui est certain, c’est que la digitalisation de l’offre et de la demande de la filière horticole entre dans une réelle phase d’accélération. 

La véritable question est qui va arriver à peser le poids déterminant dans la balance.

medioflor@orange.fr : détails sur les différentes plateformes

En quinze ans de temps, il est apparu (et disparu) beaucoup de plateforme de vente en ligne. Mais c’est surtout au cours de l’année écoulée que cette activité s’est intensifiée. Rien que sur le premier trimestre de cette année trois nouveaux systèmes entrent en activité : Blueroots, Floranti en Clockonline.

Capter les flux

Une mise en ligne sur un site d’une référence de fleur ou plante disponible avec la photo correspondante ça génère une data (un ensemble de chiffres, lettres et signes). Une commande ou réservation d’un client pour cette référence, ça vient compléter cette data. La reprise de cette data par un acteur logistique sans recopie se fait instantanément pour programmer la livraison et les différents documents sont générés automatiquement : offre, bon de commande, bon de livraison, facture. Il est évident que la maîtrise de ces flux devient stratégique et peu d’acteurs sont en ligne.

Comment se différentier

Beaucoup de ces plateformes virtuelles font en fait la même activité. Elles rapprochent l’offre de fleurs et plantes de la demande. Les différences sont à la marge et la période qui s’ouvre sera déterminante pour chacune d’entre elles. Mais ce qui est certain, c’est que la digitalisation de l’offre et de la demande de la filière horticole entre dans une réelle phase d’accélération. 

La véritable question est qui va arriver à peser le poids déterminant dans la balance.

Coopération ou individualisme

La coopérative Royal FloraHollande espère avec Floriday rester la plaque tournante des échanges. La coopérative aura t’elle les moyens de ses ambitions ou est il déjà trop tard ? Ces dernières années beaucoup d’autres organismes ont pris des initiatives. Est ce qu’ils ou elles vont vouloir se coupler avec Floriday ? Que va faire par exemple une entité comme Blueroots ?

Pour le moment on évite encore diplomatiquement d’aborder cette question de fond, mais l’impression est que ces systèmes sont apparus justement pour faire contre poids aux ambitions du marché coopératif, pour obliger FloraHolland à rester dans son rôle de pourvoyeur de services et garder le contrôle sur cette concurrence potentielle. De nombreux grands partenaires commerciaux se sont joints à cette initiative (blueroots) et, à cet égard, le système pourrait devenir assez important. Mais cette plate-forme doit également relever des défis. Comment les 22 entreprises adhérentes, qui sont néanmoins en concurrence les unes avec les autres, vont travailler ensemble sur ce système ?

Qui va peser assez lourd pour lemporter

Il y a encore beaucoup de possibilités ouvertes. Quand on demande qui va faire la différence, et qui peut organiser les processus le plus efficacement, dans tous les cas c’est bien difficile actuellement de donner une réponse. C’est vraiment le marché qui va trancher cela dans l’année qui commence.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que c’est une course à la captation des sources d’approvisionnement et des clients potentiels par attachement informatique préférentiel qui vient de commencer. Les enjeux sont énormes et les grands acteurs mondiaux (amazone, alibaba, etc…) restent en observation et en embuscade.

Quelle dépendance de ces systèmes en ligne

La liste des sites actifs est bien entendu non exhaustive, mais elle regroupe les principaux acteurs. La particularité de ces sites en ligne comparativement à notre offre locale est de pouvoir regrouper une gamme très large en un seul endroit, en une seule opération logistique de livraison dans un temps très court avec une seule facture. Comment éviter la dépendance envers ces systèmes ? Combien peut peser la préférence locale en face de cette facilité ? Comment la préférence locale peut elle aussi se regrouper pour proposer des avantages similaires ?

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