publié par Brand Wagenaar le 23 mars, 2017

Nouvelle route de la soie pour les fleurs

L’ancienne route de la soie qui reliait la Chine à l’Europe est de nouveau ouverte pour le commerce des fleurs et plantes par voie ferroviaire.

Lire la suite »

publié par Brand Wagenaar le 5 février, 2017

Evolution exportations NL fleurs et plantes 2016/2015

Infographie Médioflor exportations NL 2016 fleurs et plantes

Evolution des exportations fleurs et plantes NL 2016 en comparaison de 2015

Lire la suite »

publié par Brand Wagenaar le 19 juillet, 2013

Le point de basculement

2012-09-20 17-1.49.37

Le mois de juillet, enfin l’été, incite à la détente mais il va passer trop rapidement, pour pouvoir décrypter et analyser le tsunami d’informations qui tend à nous submerger.

Il est cependant indispensable de comprendre l’évolution qui nous accompagne.

Un facteur particulier retient en ce moment mon attention : le repérage, l’intuition, l’interprétation des points de basculement (je suis peut être inconsciemment influencé par l’éclisse sur la voie ferrée de Corbeil-Essone.) mais j’y pensais déjà bien avant.

Une évolution majeur, c’est d’abord un signal faible insignifiant, puis une tendance perceptible qui devient ensuite une tendance plus large, et conduit invariablement à un point de basculement, c’est le poids minime qui fait pencher le plateau de la balance, et transforme brutalement les habitudes, les acquits, les conditions économiques, sociales et environnementale qui prévalaient.

J’illustre mon propos, avec l’exemple du covoiturage que nous connaissons tous, et qui est perceptible depuis plusieurs années déjà. L’expansion de cette tendance profite de plus en plus des possibilités qu’offre internet. Puis l’accumulation des grèves, l’accident du rail, les évolutions sociétale profondes comme : la recherche d’une nouvelle convivialité, le sentiment de protéger l’environnement, ont amené cette tendance à son point de basculement. Les réticences disparaissent d’un coup et la majorité prend conscience au même instant que ce point de basculement peut avoir des conséquences économiques lourdes pour une entreprise nationale comme la SNCF, ou une industrie comme l’automobile. (voir l’article des Echos : Le covoiturage bouscule la monde du transport -Lionel Seurmann 18/7/2013)

Il est possible d’identifier ces mêmes points de basculement dans nos relations au sein de la filière, entre producteurs et négociants sur les marchés Néerlandais par exemple, ou dans bien d’autres situations d’entreprises que nous avons trop tendance à considérer comme inamovibles alors qu’elles sont éminemment fragiles.

Comment détecter, anticiper, prévenir, préparer les entreprises aux conséquences des prochains point de basculement qui ne manqueront pas de faire irruption dans nos actualités nationale, actualités de filière, actualités d’entreprise. C’est par la concertation professionnelle et inter disciplines, par les échanges de points de vue et d’expériences, par une acceptation de conseils extérieurs neutres et nos impliqués, comme ceux que je peux vous apporter, que l’on se donne la possibilité d’anticiper les points de basculement et leurs conséquences.

Brand Wagenaar

Mail : medioflor@wanadoo.fr

mobile : 06 07 10 00 27

Blog : http://www.medioflor.com

https://twitter.com/medioflor

fr.linkedin.com/pub/brand-wagenaar/1a/772/9a4

Membre : Réseau Hortéa – Réseau Végépolys

publié par Brand Wagenaar le 18 septembre, 2012

Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, nouveaux métiers en horticulture

Notre environnement économique, social et environnemental a commencé à évoluer progressivement mais lentement dès les années 1980/90, et cette évolution s’est fortement accélérée dans les années 2000 entrainant de plus en plus rapidement des changements radicaux et irréversibles. La complexité et l’évolutivité croissante de ces environnements ont d’abord exigé un minimum en termes d’anticipation pour la gestion des entreprises de productions, de distribution et du paysage, mais aussi pour les acteurs des espaces verts et de l’urbanisme. A ce jour, le besoin d’anticipation dans le domaine de la gestion des ressources humaines et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est devenu une condition essentielle à la pérennité des entreprises, des organismes publique et organismes de soutient tourné vers les métiers du végétal.
Quatre grandes lignes de force influent sur cette obligation d’évolution des compétences et sur l’apparition de nouveaux métiers :

Lire la suite »

publié par Brand Wagenaar le 21 octobre, 2011

Horticulture ornementale, Lettre prospective 3ème trimestre 2011

Tendances économie

Dans l’ensemble et à quelques exceptions près, les économistes ont été unanimes à se tromper. Au début de l’année 2011, selon eux, la reprise était certaine. Expliquant l’actualité économique à postériori leurs prévisions qui sont maintenant très pessimistes au troisième trimestre, ne sont donc pas non plus une certitude. Cependant, dans la réalité de tous les jours, les  producteurs et distributeurs sont confrontés, à un tassement de la consommation, une restriction de l’accès au crédit, et au pessimisme ambiant peu favorable au dynamisme commercial.

Tendance consommation

Au deuxième trimestre, c’est la crainte de manque d’eau propagée par les médias qui a pénalisé les achats de végétaux. Au troisième trimestre, c’est l’explosion des craintes économique qui est responsable des réticences à l’achat. La démultiplication des usages d’internet et des mobiles qui est en croissance exponentielle, influence la majorité des intentions d’achat. Ces nouveaux médias doivent être investis d’urgence conjointement par les producteurs et distributeurs pour assurer la promotion du végétal vivrier et végétal d’ornement, indispensable à l’éco amélioration de nos zones d’habitation.

Tendance distribution

Le système actuel de relations commerciales entre production, logistique et distribution a atteint ses limites. De nouvelles solutions restent à inventer pour progresser et éviter la fin probable de beaucoup d’entreprises. Ces solutions passent, sans aucuns doutes, par une concertation constructive entre les 3 maillons de la filière qui resteront inter dépendants, production, logistique, distribution.

Tendance production

Le secteur de la production horticole ornementale est en crise dans toute l’Europe. Ce ne sont pas seulement les assortiments produits qui vont changer, mais aussi le fondement même du métier de producteur horticole, qui deviendra progressivement un producteur de matières vivantes non obligatoirement destinées à l’ornement ou à l’alimentation.

Lettre de veille disponible sur abonnement au BHR pour les Pays de Loire 

Chez Médioflor – medioflor@wanadoo.fr pour les autres régions et l’étranger.

publié par Brand Wagenaar le 4 août, 2011

Prospective horticole 2ème semestre 2011

17 tendances montantes vont influencer les comportements de tous les acteurs de la filière : consommateurs, distributeurs, grossistes, producteurs, multiplicateurs, obtenteurs. La lettre de prospective Médioflor analyse plus en détail les conséquences probables de ces tendances.

1. consommation évoluée

Généralisation de la consommation responsable, critique, opportuniste, informée, sélective.

2. Entre recherche de prix et recherche de sens

Cette dualité va faire évoluer les consommateurs entre la distribution généraliste et la distribution spécialisée avec un léger avantage pour cette dernière.

3. croissance limitée de la demande

Pour des raisons évidentes d’arbitrage budgétaires, l’augmentation de la demande sera limitée et raisonnée.

4. Vieillissement de la population et mixité

Les quinqua et + représentent une part de marché prépondérante mais vieillissante, nécessitant une implication particulière pour séduire les générations suivantes. L’augmentation proportionnelle des différences culturelles est également à prendre en compte.

5. Montée des risques

Qu’ils soient d’ordre climatique, sociaux ou sanitaires, la montée des risques et de leurs conséquences imprévisibles est un nouveau facteur à envisager.

6. Internalisation, mondialisation

La force économique croissante des pays émergents et la croissance molle en Europe ne seront pas sans conséquences sur nos marchés.

7. Mutualisation et professionnalisme

Les regroupements d’entreprises vont continuer pour trouver des économies d’échelles et pour pouvoir atteindre le professionnalisme requis.

8. Raréfaction des compétences

L’automatisation des process et la réduction des effectifs engendre une raréfaction des compétences.

9. Congestions logistiques

La concentration des périodes de ventes sur des délais très courts (8 semaines au printemps) va engendrer un manque de disponibilité logistique.

10. Nouvelles modalités de transport

Du fait de la congestion logistique attendue, de nouvelles alternatives et inter modalité de transport sont à l’étude.

11. Généralisation de la digitalisation des échanges

De l’émission de l’offre au règlement de la facture, la digitalisation et informatisation des données va se généraliser.

12. Développement de la mécanisation et de la robotisation

L’industrialisation de la production et de la mise en marché va favoriser le développement de nouveaux types de robotisation, au détriment d’une diversité de l’offre végétale.

13. Amélioration de la durée de vie et de la résistance végétale

Les recherches en cours par l’obtention et par la sélection améliorent progressivement la durée de vie et la résistance des végétaux aux maladies et aux contraintes climatiques.

14. Productions moins consommatrices d’énergie

Les chercheurs développent également de produits et des techniques moins gourmandes en énergies et en eau.

15. Recyclage et ré utilisation

Toute création de produit dés sa conception doit prendre en compte l’impact sur l’environnement et le recyclage en fin de vie.

16. Responsabilité sociale

L’ensemble des acteurs économiques vont avoir également à prendre en compte la responsabilité sociale de leurs stratégies.

17. Réchauffement climatique

Une réflexion est nécessaire sur les conséquences du choix des produits et des méthodes culturales

Certaines tendances vont s’atténuer,  d’autres se renforcer l’essentiel est de les comprendre et d’anticiper leurs conséquences. Les sources : articles, tableaux et références du deuxième trimestre 2011 ayant servi de support à cette synthèse sont disponibles sur demande.

Brand Wagenaar

publié par Brand Wagenaar le 2 janvier, 2011

Prospective 2011

Brand Wagenaar

Les contraintes et la pression des marchés financiers vont obliger les politiques à prendre des décisions impopulaires d’assainissement des comptes publiques. La France, malgré l’approche d’échéances électorales importantes, ne pourra pas déroger à cette rigueur. Les augmentations prévisibles vont peser sur les comptes d’exploitation des entreprises, alors que l’ambiance déflationniste empêchera la revalorisation des prix.

Il reste cependant des opportunités, les consommateurs remplacent progressivement  le jardinage traditionnel par une approche davantage axée sur la santé, le bien-être et la détente. L’engouement pour les produits du jardin naturels, bio et comestibles se renforce.

La distribution verra plusieurs de ces tendances convergentes  préserver le marché du jardin, mais la concurrence féroce entre les différents acteurs ajoutée à la tendance économique globalement peu encourageante va avoir un effet néfaste sur les marges.

Pour l’avenir de la production, les solutions qui sont à mettre en œuvre en 2011, dépassent le seul cadre du regroupement entre producteurs d’une même région. Les associations transversales équilibrées et sincères entre distributeurs, producteurs et prestataires de service locaux ont de fortes chances de recevoir l’adhésion des consommateurs qui sera démultipliée par les NTIC.

Ces tendances fortes évoluent en permanence. Certaines vont s’atténuer,  d’autres se renforcer l’essentiel étant de les comprendre et d’anticiper leurs conséquences.

Brand Wagenaar

Lire la lettre de prospective : Prospective 2011 V2

publié par Brand Wagenaar le 21 novembre, 2010

En Hollande, les ventes du mois d’octobre sont normales

Lentement mais sûrement il semble que l’on rejoigne le niveau de ventes d’avant les crises. L’an dernier à cette période, l’on notait les premiers signes de redressement. La météo a également été favorable. Le mois d’octobre était assez ensoleillé, relativement sec et selon les stations d’observation les températures étaient normales. Les arrivages de fleurs coupées sont du même ordre que l’an dernier. Grâce à une demande bien soutenue sur la période précédant la Toussaint, la fixation des prix sur les produits spécifique était nettement meilleure. Le segment des plantes en pot d’intérieur s’est bien comporté et celui des plantes en pot d’extérieur s’est replié, ce qui semble normal à cette période de l’année. En comparaison du mois d’octobre 2009 le chiffre d’affaires global progresse de 2,2% pour des arrivages en légère diminution (-0,2%).

Statistiques FH 10-10

publié par Brand Wagenaar le 18 novembre, 2010

Toussaint 2010

Ventes de Toussaint

La Toussaint 2010 perturbée par la météo et les grèves

Une mauvaise météo et un climat social tendu n’ont pas permis un bon déroulement de la campagne de Toussaint. Selon les positionnements et les régions, quelques entreprises ont pu toutefois retirer leur épingle, mais la plupart des producteurs annoncent une baisse des ventes entre 5 et 20 %.

D’après les résultats du panel TNS Sofres réalisé pour le compte de FranceAgriMer, les Français achètent 23,5 millions de pots de chrysanthèmes par an pour un montant de 172,4 millions d’€. La plus grande partie de ces chrysanthèmes est cultivée en France pour les ventes de Toussaint. Le marché est globalement stable, car même si la tradition liée au culte des disparus se perd, le nombre de décès augmente depuis 2006. Cette tendance globale cache de nombreuses disparités liées à l’hyper fragilité d’un marché qui se joue en quelques semaines. Cette année, les handicapes ont été multiples.

Lire la suite »

publié par Brand Wagenaar le 8 octobre, 2010

« Plants potagers : comment tuer une rentabilité assurée »

Plants de haricots bio

Le démarrage des engagements des acheteurs pour les plants de légumes se fait avec des prix à la baisse. Pourquoi cette mauvaise tendance sur un secteur porteur ?

L’époque est très favorable au retour des potagers pour la production de légumes de proximité, dans les jardins, sur les terrasses et même sur les balcons des consommateurs.

La demande en plants potagers à cultiver sous diverses formes, en pots en bacs ou en jardinière, s’avère prometteuse. Les jardiniers experts, peuvent montrer leur savoir-faire avec la gamme élargie proposée actuellement. Les aspirants jardiniers et jardiniers néophytes commencent à oser cultiver, renouant ainsi avec un attrait grandissant pour le végétal d’ornement en général. L’innovation et le marketing, mettent à leur disposition des produits et des solutions, tous les amateurs peuvent aménager facilement une partie de leur espace végétalisable en production vivrière.

De plus, ces néo jardiniers ont la satisfaction de participer ainsi au développement durable, ils deviennent éco responsable, et ils ont la satisfaction de goûter et partager entre amis ou en famille, leur propre production. Cette tendance est si forte que le prix n’est pas, et de loin, leur première préoccupation. Il n’y a donc aucune raison pour dévaloriser le produit. Au contraire il faut tenir les prix assurant au producteur la marge lui permettant d’assurer une bonne qualité de plan et une bonne dynamique d’innovation.

Est il possible de renverser cette mauvaise tendance ?

Ce marché montre ces trois dernières années une progression, assurant aux producteurs et aux distributeurs un chiffre d’affaires en croissance avec une marge suffisante. De plus, les clients sont en général satisfaits, ce qui n’est pas courant dans le paysage actuel.

Il est donc possible d’envisager une rentabilité pérenne, au moins sur ce segment de marché. Mais c’est sans compter avec les mauvaises habitudes des acteurs en présence. La tyrannie du « toujours plus » enclenche le cycle infernal : conquête de parts de marché, dumping, promotion, remise, et sous enchères de la part de certains producteurs. Les distributeurs démultiplient ce mouvement, et déjà la concurrence sur les prix fait rage en avant saison. « Peu de producteurs connaissent tous les coûts entrant dans le calcul du prix de revient, coûts de production, coûts de commercialisation, coûts logistiques et administratif. Ils font des propositions en centrale d’achat sans la maîtrise de ces calculs », déclare un horticulteur des Pays de Loire.

Peut elle avoir des conséquences négatives sur le marché ?

La tendance risque en effet d’être préjudiciable car pour prendre et garder des positions, des opérateurs ont tendance à s’étendre en amont et en aval des périodes saisonnières raisonnables qui permettent un bon résultat chez les clients. Avec les offres primeurs et tardives, le risque d’insatisfaction devient plus important ce qui peut avoir des conséquences sur l’ensemble de ces gammes de produits.

On va donc tuer une rentabilité en devenir, avant même d’avoir pu profiter pleinement de ce marché bien porteur. Tous les acteurs se connaissent, tout le monde sait qu’une rentabilité est nécessaire et que le respect des époques de vente selon les catégories de produit est essentiel pour la satisfaction du client.

La filière dans son ensemble saura t’elle préserver un marché prometteur ? Ou allons nous assister à l’habituel manège où chacun joue son rôle au détriment de tous.

Brand Wagenaar