Publié par Brand Wagenaar le mai 3, 2010

2010 ouvre une décennie de rupture

Les germes de la crise actuelle sont anciens, ils ont poussés dès le siècle dernier, entre la disparition de bon nombre de valeurs et l’apparition d’une consommation toujours encouragée au prix d’un endettement irresponsable. Fin 2007 un détonateur financier aux Etats Unis met le feu à une réaction en chaine provoquant une des plus fortes perturbations économiques mondiale, dont les conséquences ont impacté tous les secteurs économique en  2008. Mais c’est seulement en 2009 que les différents acteurs ont pris la réelle mesure des transformations que ces modifications vont impliquer. Sans aucuns doutes, la décennie qui s’ouvre cette année est une période de rupture.

Comparativement à d’autres filières, celle de l’Horticulture ornementale a résisté tant bien que mal, soutenu par une météo particulièrement favorable en 2009 et par des tendances de fonds bien orientées vers le respect de l’environnement naturel, avec comme symbole le jardin, considéré par tous les Français comme indispensable. Cependant, si les produits de notre filière ont relativement bien résisté en terme d’attractivité et de quantité vendue, il n’en va pas de même pour la rentabilité des entreprises qui produisent ou qui distribuent les végétaux. L’avenir de l’horticulture en Europe offre encore beaucoup d’opportunités, mais celles-ci seront radicalement influencées, au delà des difficultés économiques passagères, par trois facteurs plus déterminants que les autres :

L’évolution exponentielle des  technologies de la communication,
Les conséquences environnementales et sociétale des changements climatiques et économiques
Un nouvel équilibre entre rapports humains et considérations financières

Evolution technologique exponentielle

Les nouvelles technologies de la communication et de l’information induisent par leur instantanéité, leur généralisation et leur transparence,  une évolution radicale des marchés, des circuits logistiques, des circuits de production, et des canaux de distribution et de consommation. Ces technologies de l’information sont démultipliées par les nano technologies et les technologies de captation, de transmission, de stockage et d’exploitation des données.

Nécessité impérieuse de protéger l’environnement

Pour limiter le réchauffement climatique mis en avant par les rapports quasi unanimes des scientifiques, il faut un engagement plus poussé de l’ensemble de la communauté internationale. Pas évident, comme le démontre le peu de résultats obtenus lors de la conférence de Copenhague. Depuis des mois, de sommet en sommet, les discussions s’annoncent des plus serrées entre pays industrialisés, pays émergents et pays pauvres, appelés à trouver un terrain d’entente non seulement sur les efforts à consentir en matière de réduction des émissions et de leurs financements mais aussi sur les contrôles et les contraintes acceptables.

La gestion humaine va devoir prendre le pas sur la gestion financière

Certains évènements de la fin de la dernière décennie ont mis l’accent sur les risques destructeurs d’une logique purement financière. Une nouvelle bulle encore plus grosse que les autres, car gonflée par les dettes des états, est en train d’éclater. Mais en définitive c’est aux ressortissants de chaque pays que l’on va présenter l’addition, et c’est pour cela qu’ils vont devoir reprendre leurs affaires en main.

Ces trois problématiques abondamment médiatisées ont généré des tendances irréversibles qui induisent de nouveaux comportements sociétaux et une adaptation nécessaire des entreprises aux nouvelles exigences des consommateurs citoyens.

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