Publié par Brand Wagenaar le septembre 25, 2019

Intéressez les jeunes : Pas que des « mains vertes » pour la filière horticole

Créateur :Perig Morisse Droits d’auteur :©PRODUCTION PERIG – Périg MORISSE

Le marché du travail de la filière horticole doit faire face à la concurrence acharnée d’autres secteurs qui peinent également à trouver les personnes et les compétences requises par l’évolution actuelle des méthodes et techniques de production, de commercialisation et de communication. L’horticulture sous serre et la pépinière doivent faire tout ce qui est possible pour séduire et fidéliser les jeunes. 

Les cadres et les ouvriers qualifiés qui font tourner actuellement les entreprises de la filières vont partir en retraîte en plus grand nombre qu’ils ne seront remplacés par de jeunes talents.

La filière doit faire savoir qu’elle ne cherche pas que des « main verte ». Un secteur dynamique tel que l’horticulture, tourné vers l’utilisation de nouvelles technologies, au plus près des préoccupations environnementales, doit pouvoir intéresser beaucoup d’autres jeunes profils que ceux qui sont traditionnellement sollicités. C’est pourquoi il est indispensable de promouvoir la filière vers toutes les catégories de jeunes profils. 

La filière horticole ne se limite pas aux seuls savoir-faire de production végétale. Il faut de plus en plus de spécialistes en Technologie, I.A. et Objets connectés, en logistique, en économie, en biologie, en sciences de l’environnement, en robotique, en informatique, etc.

Dans les années de 90 à 2000 (web 1 recherche d’information), les entreprises de la filière se sont demandées si elles devaient oui ou non intégrer Internet dans leur stratégie, elles l’on fait, mais parfois à reculons. Entre 2005 et 2010, les mêmes entreprises se sont demandées si elles devaient ou non intégrer les réseaux sociaux (web2 réseaux sociaux) dans leur stratégie, certaines entreprises n’en sont pas encore vraiment convaincues. Et voilà qu’arrivent en tsunami le monde des objets connectés (web3 IoT ou Ido). 

S’il a fallu près de 10 ans au Web1 pour changer les mentalités, les habitudes et les procédés dans les entreprises, il n’a fallu que 5 ans au web2 pour en bouleverser les système de communication et il ne faudra que 2 à 3 ans au web3 pour vraiment chambouler les métiers, en faisant apparaître de nouveaux savoir-faire et malheureusement en faire disparaître d’autres.

Les menaces et opportunités se précisent, et ça va très vite. Quelques exemples : 

En agriculture, les objets connectés de mesures, d’analyses, de guidage par GPS, de traçabilité des produits changent radicalement les anciennes habitudes.

Pour les producteurs les objets connectés à distance sans fil augmentent considérablement les possibilités de synthèse des données pour l’obtention d’un climat optimum sous serre ou une meilleure gestion des cultures en plein air.

Pour les entrepreneurs du paysage, tondeuses robot, arrosage commandé à distance, domotique de jardin, sont des nouvelles tendances influençant les demandes des clients. Le contrôle à distance de certaines opérations d’entretien va simplifier la tâche des équipes qui en ont la charge. 

Dans les points de vente au détail, jardineries, LISA, les objets connectés pour particuliers accompagnent maintenant l’offre végétale et deviennent un argument de vente, quand ce n’est pas le moteur principal de la vente avec un végétal pour accessoire. Les méthodes de captation et de fidélisation des clients a radicalement changé par les résaux sociaux en très peu de temps. 

Actualiser son style de management pour retenir les jeunes

Séduire les jeunes par les aspects bénéfiques pour l’environnement ou par la mise en application de nouvelles technologie dans l’entreprise ne sera pas suffisant pour les fidéliser. Il faut aussi clairement adapter son style de management des relations humaines. 

Il faut pouvoir nourrir leur curiosité exigeante, comprendre leur besoin de remettre en question leurs actions dans l’entreprise et leur quête de sens dans leur travail. Il faut apprendre à gérer leur rapport décomplexé à l’autorité. Ils tutoient facilement leur hiérarchie, ils ont des conceptions assez élastique des horaires et contraintes, ils envoient des sms au bureau, mais peuvent aussi finir un travail chez eux. Ils sont en permanence sur le web et peuvent travailler avec les écouteurs sur la tête. L’intégration de cette nouvelle génération de salariés occasionne souvent des difficultés. Les générations précédentes leur reprochent leur légèreté et ne supporte pas leur manque d’adhésion à la culture et aux valeurs de l’entreprise. Les aînés n’apprécient pas non plus leur faible engagement collectif, leur individualisme. Ils leur reprochent leur volonté d’instantanéité : avoir tout, tout de suite. 

Mais ils ont l’esprit vif, une adaptabilité très rapide, et pour peu que l’on sache les motiver ils sont parfaitement capable de s’organiser et de réussir en mode projet.

Les atouts pour les intéresser, la filière végétale n’en manque pas, mais les moyens de les retenir et de les fidéliser restent à imaginer. Mixer votre expérience production, votre expérience clients et expérience terrain à leur imagination créative ne peut qu’apporter de la plus-value dans cette nouvelle aire demandant une agilité permanente immédiatement connectée aux exigences clients

Brand Wagenaar

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