Publié par Brand Wagenaar le décembre 11, 2019

Maîtrise des datas : un enjeu de survie pour la filière horticole

Maîtrise des datas : un enjeu pour la survie d’entreprises de la filière

La compétition ne se joue plus seulement au niveau des origines du produit, ni au niveau des savoirs faire de production, ni même au niveau de la capacité financière ou marketing des entreprises, elle se joue au niveau de la capacité à maîtriser le numérique.

La pénétration numérique dans le secteur du végétal envahit très rapidement tous les segments de la filière, obtention, production distribution et même l’état et ses administration mettent les bouchées doubles pour se mettre à niveau et profiter des avantages de ces nouvelles technologies pour traquer les fraudes en diminuant ses charges. 

D’une part, il existe des entreprises dotées d’une stratégie de numérisation d’un personnel adéquat, dotées de systèmes ERP° protégé et de systèmes ERP communiquant, ces entreprises visent déjà un degré très avancé de numérisation et y mettent tous les moyens nécessaires. D’autre part, il existe des entreprises qui n’ont pas encore investit assez dans cette voie pour diverses raisons et pour lesquelles la compréhension, voir même l’acceptation numérique est faible. Certaines entreprises sont parfois même assez fières de leur faible niveau de numérisation, comme signe de résistance à ce qu’elles considèrent encore comme une mode étrangère. Ces entreprises risquent fort d’être obligées de dépendre d’autres entreprises.

Contrairement à de nombreux autres changements économiques ou sociaux, il n’y a pas de pression légale ou politique en faveur de la numérisation, et, par conséquent, aucune pression en matière de formation. Il faudra des années pour que les mesures en cours d’application entrent vraiment en vigueur. 

Avant le WEB 1.0 , les processus manuels sans informatique étaient monnaie courante. Depuis le début des années 90, le World Wide Web a commencé avec de simples tableaux de données. Ces tableaux ont été reliées avec des hyperliens. Ensuite, les premiers moteurs de recherche ont été créés. Tout cela était basé sur une infrastructure très simple .

Le Web 2.0 a débuté vers l’an 2000. C’était l’extension du WEB 1.0 à des plates-formes simples comme Facebook ou Google par exemple. Les hyperliens ont été remplacés par des services, des blogs et des sites de référence. Les premières pages d’accueil générées par les utilisateurs se sont créés. La lisibilité des données était cependant limitée à l’utilisateur humain.

La phase suivante, Web 3.0 également appelé réseau social sémantique, a démarré vers 2015. Le contenu généré par l’utilisateur a été traité de manière à être lisible par les machines. Cela signifie les ordinateurs sont maintenant capables de lire, comprendre et interpréter, trier, classer ces données ou datas. Les premiers mondes parallèles sociaux ont émergé sur Internet. La lisibilité entre les machines est devenue la troisième dimension d’Internet. Les entreprises, grandes ou petites, qui dès le début ont pris en compte cette nouvelle donne, creusent l’écart.

Tout comme la lettre a perdu de son importance par rapport au courrier électronique d’il y a quelques années, le courrier électronique est maintenant remplacé par d’autres système de messagerie car il est souvent trop lent. La vitesse et la dynamique de développement augmentent au fur et à mesure du développement accéléré des innovations qui s’enrichissent et se complètent : blockchain, intelligence artificielle, capteurs, holographie, robotique, traitement autonome ainsi que traitement de l’image et de la parole. Bienvenue dans le Web 4.0 Dans la filière verte, certains entrepreneurs sont encore au fax et restent confortablement installés dans le hamac du «confort analogique».

Les entreprises qui ont intégré cette évolution dans leur stratégie, économisent beaucoup de temps, peuvent faire plus avec moins de main d’œuvre, communiquent instantanément, gagnent en réactivité, en bref, elles creusent l’écart. La taille de l’entreprise n’est pas en question, c’est la volonté d’y consacrer le temps et l’argent nécessaire pour se mettre à niveau qui importe.

Brand Wagenaar

° Le terme ERP vient de l’anglais « Enterprise Ressource Planning ».  ERP a été traduit en français par l’acronyme PGI (Progiciel de Gestion Intégré) et se définit comme un groupe de modules relié à une base de données unique et fonctionnant en interaction

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